Bigfoot ball
Je ne suis pas un sportif.
Je ne l’est jamais été en fait. C’est con parce que dans la cour, t’as les garçons qui jouent au foot et les filles qui jouent à l’élastique et papotent entre elles, les plus douées arrivent même à faire les deux en même temps.
Mais bon évidemment quand t’es gosse tu cherches à t’intégrer et jouer avec les autres. Alors tu te mets sur le petit muret en pierre pour la répartition des équipes et puis une fois que il n’a plus que toi, bah on te prend à contrecœur et tu apprends à ne plus faire gaffe aux quolibets et aux sourires goguenards des copains.
Pour ceux qui lisent encore, ne vous inquiétez pas, j’arrête là les clichés et les violons. Moi je m’en fichais pas mal de perdre ou de gagner au foot, ce qui m’importait c’était de faire le clown et de faire rire les gens. Et je dois dire que pour çà, j’étais doué, il suffisait de voir ma silhouette dégingandée sur le terrain avec mes grosses chaussures de montagne, vous savez avec le morceau de métal au bout.
Je suis donc devenu naturellement défenseur. Et à vrai dire, j’étais plutôt bon. Personne ne franchissait la ligne que je gardais et ceux qui essayaient ne se relevaient plus. Il faut savoir que j’ai toujours eu du mal à dribbler quelqu’un. C’est que çà va vite et dans le feu de l’action, j’ai du mal à différencier les mollets du ballon. Bref je tire dans le tas, le gars tombe et moi j’envois la balle au loin, la plupart du temps en dehors du terrain d’ailleurs.
Un jour, j’ai voulu changer, je ne sais pas si c’est parce que j’étais fan d’Olive et Tom ou parce que les nouilles du midi étaient à la sauce au gingembre mais j’ai voulu devenir attaquant. Cela tombait bien parce que en face justement ils en manquaient, ils étaient tous bizarrement sur la touche en se frottant le mollet. Alors j’ai piqué un sprint en criant très fort. Et une seconde plus tard, je ne sais pas comment, je me suis retrouvé avec la balle entre les mains, enfin entre les pieds. Emporté par mon enthousiasme, j’ai filé tout shuss vers les buts en laissant derrière moi les autres joueurs. Déjà Valentin, le gardien se mettait en position prêt à bloquer mon boulet de canon. Valentin, je ne l’aimais pas beaucoup. Il était un peu trop prétentieux à mon goût avec ses gants de goal, ses crampons de goal, sa tête de goal…Mais il se débrouillais bien et aspirait même à devenir joueur professionnel. Alors quand j’ai réussi à lui mettre un ballon dans la cage de but sous son nez, je dois dire que j’en ai tiré quelque satisfaction. Ok, j’avoue, j’étais un peu moins fier quand j’ai su qu’on faisait parti de la même équipe. Coïncidence ou pas, on ne m’a plus jamais proposé d’être attaquant.
Aujourd’hui, rien n’a vraiment changé, à part que j’ai des baskets comme tout le monde, les filles ont laissé tombé l’élastique mais papotent encore plus pour combler. Quant à Valentin, il est entré au STAPS. Moi, je suis toujours aussi nul au foot, mais je reste clown et maladroit. Je dédicace donc cette nouvelle à tous les gens que j’ai blessé physiquement sans le faire exprès et à tous les footgaffeurs qui se reconnaîtront à travers ce texte.
Un texte de Guigui. Tous droits réservés.
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J’aimbe bien l’histoire. Pour la forme, il y a comme un arrière-goût (léger) d’inachevé.
Voici quelques fautes que j’ai relevé, après une relecture plus attentive :
« Je ne l’ai jamais été » (auxiliaire avoir pour le participe passé)
« les plus douées arrivent même à faire les deux en même temps. » (y’a pas de fautes … je te propose juste de remplacer « arrivent » par « arrivant », ça fait plus léger, je trouve)
«pour ça, j’étais doué » (pas d’accent sur le a de ça)
« vous savez avec le morceau de métal au bout. » (pas de fautes, je te propose juste de rajouter « , celles » après « vous savez »)
« C’est que ça va vite » (pas d’accent)
« Mais il se débrouillait bien » (imparfait à la troisième personne donne « ait »)
Oui, d’accord pour les correction mais attention aux fautes de frappe alors :
“J’aimbe bien l’histoire. Pour la forme, il y a comme un arrière-goût (léger) d’inachevé.”