Le meurtre presque parfait
Pour une meilleure appréciation de cet article, il est conseillé de lire dans un premier temps celui duquel il découle : Un ami presque parfait écrit par Mlle Maki.
Ludivine ne se réveillera donc jamais. Cette nuit, ce n’est pas un rêve. Elle est le cadavre putréfié qui est recouvert de sang séché et que la police a retrouvé dénudé…
Quelque part, non loin de son domicile, un homme étrange relit un petit carnet sur lequel certains noms sont rayés. Le prochain est Marie W. Il l’attend de pied ferme car elle ne devrait pas tarder. Il a préparé tous les ustensiles nécessaires à sa mission. Et justement, la voilà.
Il lui explique qu’il l’attendait, en aiguisant son grand couteau de cuisine. Il est tâché de sang des pieds à la tête et ne cesse de s’en tartiner plus, au fur et à mesure où il essuie sa sueur abondante, sûrement due à l’angoisse… Un sourire malicieux se lit pourtant au coin de son visage. Sa main le démange grandement. Elle tremble sous ses impulsions nerveuses. Il va bientôt passer à l’acte. Il va pouvoir faire ce qu’il aime le plus.
Marie l’informe qu’elle repassera, tentant une dernière échappée à ce destin tragique. Il lui explique calmement qu’il n’en aura pas pour longtemps. Qu’il lui faudra juste être patiente. Qu’il est habitué à cela. Qu’elle pourra fermer les yeux. Généreux. Il s’approche. Il commence à appliquer délicatement son couteau sur son cou, en se traçant une trajectoire virtuelle. Des cris de détresses résonnent dans la pièce. Silence total. Plus rien.
L’opération n’est pas pour autant terminée. Il commence à lui ouvrir le ventre, à extraire les organes et à couper le corps en petits morceaux. Dire que quelques minutes auparavant, elle respirait encore. Tel un collectionneur méticuleux, il emballe les morceaux un à un et les range dans un grand congélateur qui en contient déjà.
C’en est vraiment fini pour elle. Elle est morte. Jusqu’au dernier instant, elle aura cru en la vie. Elle s’était un peu débattue mais elle ne pouvait vraiment rien face à cet homme imposant et aussi bien armé.
- Voilà ma p’tite dame ! Une belle épaule de cochon… C’tait une brave bête vous savez… Shhrk… Je sens qu’elle va avoir bon goût…
J’ai pris le morceau de viande, je l’ai payé puis j’ai quitté la ferme à grands pas. Sur la route, j’ai jeté cette pièce du puzzle dans une poubelle municipale, dégoûtée du spectacle précédent.
Foi de Marie, disais-je comme pour m’en convaincre, plus jamais je n’achèterais ma viande dans une ferme ! Cette première m’aura au moins servi de leçon ! Retour aux viandes des hypermarchés et à leurs pratiques peu recommandables… Au moins, leur viande, elle, ne viendra pas de cette brave bête ! Mais d’une autre que je n’aurais jamais l’occasion de rencontrer !
De son côté, le fermier raya Marie de sa liste des commandes et jeta un œil à la suivante. C’était la pauvre Ludivine qui avait été assassinée la nuit dernière. Il la raya donc, déçu de ne pas pouvoir assurer sa commande. Il l’aime son métier. Il se mit à déplumer un poulet et se demanda quel pouvait être le mobile de ce jeune qui avait tué la petite Ludivine… Et si tout cela n’était qu’une mise en scène ? Et si ce n’était pas cet Alexandre le vrai coupable ? Alors le meurtrier court toujours… et il pourrait bien s’attaquer à ses pauvres bestiaux !
Un texte de Nicolas Desmarets. Tous droits réservés.
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LoooooooooooooooooooooL
Bien joué on s’y attend vraiment pas! la fin est une sacré surprise!
ah ouai trop bien cette fin !
grave mais sa fé un peu peur le debut !!!
